With your body and mine, raised up, it's good to see you back home.

With your body and mine, raised up, it's good to see you back home.
'' Ton etourage le plus proche connaît cet abîme dans lequel tu peux te
laisser glisser. Tes amis l'entendent à ta voix, au premier mot que tu
prononces quand ils t'apellent. Depuis le temps que ça t'arrive, tu sais
très bien que plus tu restes à mariner là-dedans, plus il te sera ensuite
difficile d'en sortir. ''


'' Tu vois ce que vous n'avez pas fait, que vous ne ferez jamais. Tout ce que
tu avais placé comme espoirs en elle. Tout ce que tu voulais donner. A chaque
octave que la voix grimpe, à chaque retour de refrain, ton coeur n'en finit pas de
voler en éclats. Tu ne sais plus où tu es. Toute seule, tout petite, secouée de
sanglots au bas d'un mur.

C'est comme si ta vie toute entière défilait sur la musique. Tout ce que tu as
pu regarder, entendre, goûter, toucher, les lieux, les gens, les époques, et jamais
elle n'a été là pour le partager. Tu vois toutes les fois où tu y a cry, où tu l'as attendue
chaque fois si près du but. Tu la vois marcher, parler, rire, plein de gens l'entourent,
et tu n'es pas dans le tableau. Elle vit sans toi. tu n'existe pas. Tu voudrais être tout pour
elle, et tu n'es rien. ''


" Tu sais que tu devrais sortir. Quand ça allait mal, ces derniers temps, ça te faisait du bien.
Le mouvement entraîne le mouvement. Mais où aller ? Et voir qui ? Tu ne pourrait que de ça
et tout le monde est déjà saoulé de cette histoire. Alors tu ne réponds pas au téléphone, tu
ne réponds pas aux e-mails. Quand tu descends acheter des cigarettes, tu dois te faire
violence pour ne pas regarder vers le trottoir d'en face, là ou son scooter n'est plus garé
depuis longtemps. Quand tu remontes, tu ne dois pas esperer la découvrir assise sur le
palier. Quand tu entends la gardienne glisser ton courrier sous la porte, tu ne dois pas te
demander si elle a pu t'écrire. Et quand tu aperçois l'ascenseur qui s'ébranle, tu ne dois
pas laisser ton coeur s'emballer, à l'idée que ça peut-etre elle qui vient te voir.
Tu pries mais tu ne sais même pas quoi demander. Faîtes qu'elle revienne ? Faite que j'en
soit délivrée? Tu pries, c'est tout. "

Ann Scott.
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# Posté le mercredi 08 avril 2009 08:49

Modifié le mercredi 08 avril 2009 13:53

Today, I heard that someone left this earth.

Today, I heard that someone left this earth.
C'est arrivé une matinée d'été, où de printemps, je ne sais plus trop bien, et il y a certains souvenirs que le temps m'a volé. Elle était donc là, en équilibre sur le bord du trotoir, en s'imaginant un avenir de funambule. Qu'est-ce qu'elle était belle, les cheveux vire-voltants, et la gràçe de ses bras qui brisaient le vide ambiant. Du coin de la rue en face, je l'observai, le sourire dans le coeur et des frissons dans le dos. J'étais en retard, peut-être, un peu. Elle jettait parfois de furtifs regards au loin, peut-etre m'apercevrait-elle arriver ? Je la regardai encore un instant, ou deux, puis, dans une légèretée incensée, j'avancai de quelque pas, assez pour qu'elle me voit. Un sourire, sur son visage, peut-être aussi dans son coeur, puis, en me donnant la main discretement, elle m'entraina dans l'église, toujours avec la même légèretée. Nous étions deux, trois, en comptant le prêtre. Alors ouais, dans une matinée d'été, où de printemps, peu importe, on s'est promis l'éternitée. Elle, moi, et nos paires de baskets au pieds. Fin de l'histoire, ou début, a vous de choisir.

Seabird - Falling For You.
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# Posté le dimanche 05 avril 2009 15:26

I can remember this fear in those eyes.







Elle est là toujours. L'absence.







# Posté le samedi 04 avril 2009 13:09

I need some sleep.

I need some sleep.
Presque un an. Peut-etre deux. Ou pas encore. Il y a des évènements, qui par leurs intensitée te font perdre la notion du temps, comme toi. Il y a des êtres que la mort te prend, et ne te rends pas. Et l'impuissance, tout le temps. L'impuissance, le silence, la douleur. Qui ne s'en va jamais vraiment. A vrai dire, elle est la, à chaque seconde. Le manque, et tout ce qu'il se doit d'aller avec. Je ne te voyait pas souvent, mais je te connaissait des mots qu'il utilisait pour parler de toi. Devant moi, tu te riais de la maladie, tu étais forte, je le savais, mais tu ne l'as pas été assez, et la mort a eu raison de toi, comme elle a eu raison des quattres personnes qui sont mortes avant toi. Sur le coup, on ne réalise pas vraiment, je crois qu'il ne réalise toujours pas. Tu lui manques, tu sais. Tout les jours un peu plus. Je sais qu'il te manque aussi. Tu me manques aussi un peu, mais à vrai dire, je crois que je n'ai pas totalement réaliser que tu n'étais plus la. C'est plus facile, n'est-ce pas ? Je redoute juste le jour ou ça me tomberas dessus, et ou je comprendrais que tu ne reviendras plus. En attendant, je pense à toi souvent. Quand je le vois, surtout, il te ressemble tellement, il a tes traits. Il n'a pas voulu que je vienne a ton enterrement, j'aurais aimé être là, pour lui, et aussi pour toi. Peut-etre que j'aurais compris si je l'avais vu déposer un cierge sur la boite qui habillait ton corps. C'est mieux comme ça.
À dans quelques années.

Je sais-Cali.

# Posté le dimanche 22 mars 2009 14:52